Séjour Oisans - Près Clos - St Christophe.

Publié le 16 Septembre 2017

 

Saint Christophe en Oisans - 13 au 15 septembre 2017 / 16 participants

 

Mercredi 13 Septembre

  MIROIR des FETOULES, Chabottes, hameau du Puy

 

   Nous partons du parking des Près (1684 m) à 9 h ; temps frais, sans soleil. Au départ un joli sentier qui longe le torrent de la Selle pour arriver au Miroir des Fétoules. Au dessus de celui-ci, une jolie petite cabane sans berger ni moutons. Nous continuons le chemin jusqu’à une table d’orientation où nous pouvons identifier montagnes et glaciers environnants.

 

   Après la pause grignotage, nous repartons sur un sentier plutôt minéral jusqu’au lieu-dit « Chabottes » (2400 m) terme de la montée. Pas d’erreur, mais un petit clin d’oeil à notre champsaurine Roselyne. Ce lieu ne faisant pas l’unanimité pour le repas, nous redescendons à la recherche d’une prairie plus accueillante.

 

   Apéritif, vin, croquants, chocolat rien ne manquait pour le réconfort.Nous reprenons la descente et au niveau du lac, nous bifurquons en direction du hameau du Puy. Cet ancien hameau se compose de maisons en restauration et d’une belle fontaine où nous pouvons faire provision d’eau, le soleil chauffe.

 

   J.Pierre choisit, pour le retour, un chemin d’autrefois plein de charme, au dessus de la vallée du Vénéon. Ce passage par Combe Noire, à flanc de montagne, demandait vigilance avec certains passages scabreux mais si jolis !

 

Hélène et Josyane

 

850 m de D - 10 kms - 6 h de marche.

 

Miroir des Fetoules, 2400 m, Panoramique depuis Chabottes.

 

  Pour les photos du jour cliquez ci-dessous. 

Jeudi 14 septembre 2017

 

Et pourtant, dès l’aube, nos Yogi ont bien fait la salutation au soleil...

 

   Torrents, pluie, capes qui volent, anorak, gants, bonnet, pierrailles de toutes sortes, lauzes, blocs, dalles, richesse minérale exceptionnelle. Echo de bourrasques de vent percutant les parois de la montagne, moraine glaciaire, chamois solitaire, rayon de soleil timide, cascades multiples en pluie, en voile, en « conduite forcée ». Grêle, dernières fleurs de l’été : édelweiss, campanule, épilobe ; dernières brebis philosophes évoluant façon «chenille processionnaire» tout là-haut.

 

   Repluie, recape et nous voilà au refuge d’hiver du Chatelleret, spartiate mais combien apprécié. Accueil par 4 jeunes charmants ; gorgée d’Apremont, pique-nique rapide.

 

   C’est le retour : repluie, recape ; rencontre de 11 ânes résignés attendant leur maître pour redescendre dans la vallée.

 

   Vous secouez le tout... et vous obtenez la rando d’aujourd’hui avec un départ de la Bérarde. Nous nous sommes tous mouillés ou plus, fourbus mais contents !

 

Annie et Geneviève

 

850 m de D - 14 kms - 6 h 30 de marche globale.

 

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Vendredi 15 septembre 2017.

 

REFUGE de la SELLE par le Vallon du Diable

 

   Lever plein de promesses avec le retour du soleil mais aussi les premières gelées et des voitures bien givrées...

 

   8 h sonne le départ ; bien emmitouflés et parfois avec des chaussures encore humides nous nous engageons au départ de ce long, long vallon, rive droite du torrent qui fait un bruit du diable !

 

   Après 3 h de montée, le terrain se redresse en rencontrant l’ancienne moraine très caillouteuse du glacier de la Selle. A la vue du refuge sur son promontoire, nos pas s’accélèrent et c’est dans l’abri d’hiver, spacieux et accueillant, que nous partageons le dernier buffet.

 

   L’itinéraire de retour est sans surprise, par le même chemin et le même nombre de pas !

 

   La journée se termine dans un bar fort sympathique de St Christophe, en levant le verre de l’amitié pour l’anniversaire de J.Pierre R. dont les yeux pétillaient aujourd’hui en regardant tous ces massifs qu’il connait si bien, heureux de nous faire partager son amour de la haute montagne.

 

1 130 m de D - 15 km - 7 h de marche

 

  Merci particulier à J.Pierre G. qui a conduit, avec abnégation, les 3 randos au relief pas toujours facile ; merci aux participants pour leur persévérance face à une météo peu clémente.

 

Monique

 

Panoramique depuis le refuge de la Selle.

 

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Passion de la montagne

 

   Comment se fait-il qu’un être aussi sociable, aussi sensible, aussi fragile que l’homme, se laisse si facilement séduire par la solitude, et le silence des champs de glace ? Lui que la mélodie fait tressaillir, et que le froid repousse toujours, comment peut-il s’éprendre des précipices de marbre, des aiguilles délabrées de granit, et des neiges éternelles, c'est-à-dire de ce qu’il y a de plus muet, de plus glacial et de plus morne au monde ? D’où nous vient, en un mot, la passion des montagnes ?

   Comment analyser, comment comprendre le charme toujours nouveau que trouve le cœur humain, l’organe par excellence de la tendresse, à s’exiler dans les glaciers, dans l’éternel hiver et la désolation des monts en ruines, au bord des lacs funèbres et des abîmes en deuil semés de larmes de neige, et le plus loin possible des hommes, là où il n’y en a plus trace ?

   Une fois épris des cimes sauvages et tourmentées qui bondissent vers le ciel, et de leurs rochers noirs entourés de blancheurs éternelles ou de lacs solitaires, on les aime toute sa vie.

   Cette passion ne s’acquiert pas ; on a beau faire, on ne peut pas l’inoculer : elle naît toute seule, naturellement, ou on ne l’a jamais : et il est même heureux qu’elle soit exceptionnelle, car tout vrai montagnard a une tendance à fuir les hommes : c'est un demi-sauvage. (Henry Russell, Souvenirs d’un montagnard)

"La montagne nous offre le décor ... A nous d'inventer l'histoire qui va avec !"

 

Rédigé par A.B.R.G

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Djipi 18/09/2017 18:04

Un grand merci à Monique et J-Pierre de nous avoir emmené gambader dans les plus belles montagnes de la planète. Bon c’est vrai je ne suis peut-être pas très objectif, mais pour moi ce sont bien celles où, ni le vent la neige ou la pluie ne me gâche le plaisir d’être là.
Merci pour ces trois jours de partage et de convivialité. Et bravo pour la maîtrise du groupe.
( Même s’il y a toujours une a… pour venir semer le désordre.)